NOT JUST A PRETTY FACE – L’importance de voir au-delà des apparences
Avis sur les tomes 1 et 2 de Not Just a Pretty Face. Une série rafraîchissante qui questionne la superficialité et l’image de soi.

INFOS :
| Scénariste : Karin Anzai | Série 🇯🇵 : En cours (16 tomes) |
| Mangaka : Karin Anzai | Série 🇫🇷 : En cours (2 tomes) |
| Type : Shôjo | Date de parution : 09/10/2025 |
| Éditeur : Akata | Prix : 7,10 € |
Not Just a Pretty Face est un manga scénarisé et dessiné par la mangaka Karin Anzai depuis 2020 au Japon.
En France, les deux premiers tomes de la série sont disponibles depuis le 09 octobre 2025 chez les éditions Akata.
RÉSUMÉ OFFICIEL :
Si Sana aime autant les réseaux sociaux, c’est parce qu’elle peut y assouvir sa passion : dénicher des beaux gosses à suivre ! Et si elle se réjouit de rejoindre le lycée Minowa, c’est parce que l’une de ses idoles, Kanato Ugô, y serait inscrit ! La rumeur se révèle vite vraie, mais la situation n’a rien d’idyllique… En plein décrochage scolaire, le jeune influenceur est face à un ultimatum : s’il ne parvient pas à booster la popularité de son lycée, il sera renvoyé ! Le hic ? Il ne connaît rien à Internet. Pour l’aider, Sana n’a pas le choix : elle doit devenir la community manager du lycée et gérer l’image de Kanato… Mais à trop se focaliser sur son visage, ne risque-t-elle pas de perdre de vue l’essentiel ?
Un duo inattendu au cœur d’un lycée connecté
Dès les premières pages, Sana se distingue par sa personnalité pétillante et sa passion assumée pour les réseaux sociaux. Elle adore passer du temps à scroller, liker et repérer les garçons les plus charmants du moment. C’est d’ailleurs sur le compte Instagram officiel de son lycée qu’elle repère Kanato Ugô, un élève aussi populaire que mystérieux.
Quand elle découvre qu’il est en réalité le community manager du compte, le choc est total. Et pour ne rien arranger, Kanato lui demande son aide : il doit atteindre les 100 000 abonnés pour éviter l’exclusion. C’est ainsi que commence leur collaboration, entre admiration naïve et stratégie numérique improvisée.
Leur duo fonctionne à merveille : Sana, passionnée et enthousiaste, apporte son énergie débordante, tandis que Kanato, plus réservé, cherche simplement à se sauver la mise. Il illustre parfaitement la dualité entre l’image que l’on donne en ligne et la réalité de ce qu’on est.
Leur relation évolue au fil des posts, des stories et des échanges, donnant lieu à des scènes à la fois drôles et attendrissantes.
Un regard juste sur l’image et les apparences
Si Not Just a Pretty Face ne révolutionne pas le genre, il a le mérite d’aborder des thématiques actuelles avec sensibilité : la pression sociale, l’apparence et la quête d’identité à l’ère numérique. Ce shôjo trouve sa force dans sa réflexion sur les réseaux sociaux et la manière dont ils nous façonnent.
À travers Kanato, le manga dévoile la face cachée des “beaux visages” d’Internet. Derrière son charme de “beau gosse”, Kanato cache un profond mal-être. Il a souvent entendu qu’il n’était “rien d’autre qu’un joli visage”, et cette phrase résonne lourdement en lui. On découvre alors un adolescent en perte de confiance et de repères, qui peine à se définir autrement que par son apparence.

À travers Sana, le manga montre qu’il est essentiel de regarder au-delà du physique. Elle incarne la génération ultra-connectée : curieuse, spontanée, parfois un peu aveuglée par le paraître. Même si la jeune fille semble d’abord superficielle, elle apprend à comprendre la solitude de Kanato et à percevoir ce qu’il est réellement. Ce contraste entre la lumière artificielle des réseaux et la vérité des émotions rend la lecture touchante et sincère.
C’est une belle leçon sur la pression des réseaux sociaux, où l’on finit souvent par confondre “likes” et reconnaissance. Le manga parvient à montrer sans jugement combien il est difficile, surtout à l’adolescence, de trouver un équilibre entre image publique et authenticité.
Une comédie romantique pleine de légèreté

Entre humour, quiproquos et moments complices, Not Just a Pretty Face est un shôjo agréable à lire. Sana apporte un vent de fraîcheur, même dans les situations les plus tendues, et son obsession pour les beaux garçons donne lieu à des scènes comiques, notamment lorsqu’elle tente de prendre Kanato en photo sous son “meilleur angle”.
L’alchimie entre eux fonctionne, même si la série reste classique dans sa structure. Cependant, malgré son charme, la série laisse planer une question : pourra-t-elle garder son rythme et son intérêt sur la durée ? Avec cette série qui devrait s’arrêter à 17 tomes, on peut craindre que le concept s’essouffle, surtout pour un shôjo centré sur la vie scolaire. Les deux premiers volumes posent bien les bases, mais il faudra une réelle évolution pour maintenir l’attention des lecteurs.
D’un point de vue narratif, la rapidité avec laquelle leur compte Instagram atteint les 100 000 abonnés prête à sourire. En tant que lectrice et professionnelle de la communication, j’avoue avoir trouvé cette ascension peu irréaliste, mais cela reste mignon.
CONCLUSION :
Not Just a Pretty Face est un shôjo moderne et bienveillant qui aborde avec légèreté des sujets importants comme la perception de soi, la pression sociale et la superficialité.
L’alchimie entre Sana et Kanato fonctionne bien, et les deux premiers tomes offrent un mélange réussi d’humour, de douceur et d’émotion.
Cependant, malgré toutes ses qualités, je ne poursuivrai pas la série. Non pas par désintérêt total, mais parce que le rythme de l’intrigue et la longueur annoncée me semblent trop étirés pour ce type d’histoire. J’ai apprécié la lecture et les messages qu’elle transmet, mais pour moi, deux tomes suffisent à en saisir toute la saveur.
Not Just a Pretty Face restera donc une découverte sympathique, légère et positive, mais pas une série que je suivrai sur la durée.
