Nathalie Chuc — Au cœur du bien-être japonais
J’ai le plaisir de donner la parole à Nathalie Chuc, spécialiste de la technique Kobido, le massage beauté et bien-être ancestral japonais, mais également diplômée en Yoga du Visage, massage crânien et automassage japonais.
Parcours & Transition
Vous êtes journaliste depuis plus de 25 ans. Vous avez voyagé et interviewé de grandes stars françaises et d’Hollywood. Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le milieu du bien-être et des techniques de soins japonais ?

J’ai été grand reporter au sein de la rédaction d’un grand groupe de presse de janvier 2000 à septembre 2024, aujourd’hui freelance. Depuis mon adolescence, je me suis toujours intéressée au Japon, sans que cela ne devienne encore une véritable passion. Je crois que je suis tombée amoureuse de ce pays lors de mon premier voyage, en juillet 2008 ! Depuis, j’y retourne presque chaque année, pour des séjours de trois semaines environ — parfois un mois. J’y ai effectué 16 longs voyages.
Journaliste dans l’âme, curieuse de tout, je me suis intéressée à tous les aspects du Japon, y compris la beauté, le soin, les cosmétiques et la santé « à la japonaise ».
Y a-t-il eu un moment déclencheur ou une prise de conscience particulière dans cette nouvelle voie que vous souhaitiez découvrir en parallèle ?
Oui, juste avant mes 40 ans, il y a plus de dix ans, alors que j’étais encore journaliste, je me suis formée — pour moi-même — au yoga du visage auprès d’une Japonaise à Paris ! Ce n’était pas connu à l’époque mais j’avais découvert cette pratique dans l’émission Japan in Motion, diffusée sur Nolife, la (regrettée) chaîne TV dédiée au Japon et la culture geek. Une séquence montrait une démonstration de yoga du visage par l’une des expertes japonaises, Yoshiko Mamada.
Depuis, je pratique tous les jours ! Aujourd’hui, à 50 ans, je peux témoigner que cela fonctionne remarquablement bien. C’est d’ailleurs une gestuelle absolument passionnante et, Sylvie Lefranc, en France, est devenue l’une des expertes depuis ces dernières années. J’ai d’ailleurs complété mes connaissances auprès d’elle, en passant un diplôme et en suivant plusieurs ateliers.
Ensuite, concernant le Kobido, j’avais lu que l’actrice Virginie Efira, que j’ai eu l’occasion d’interviewer à plusieurs reprises, en vantait régulièrement les bienfaits. J’ai eu la chance de pouvoir échanger longuement avec Francine Thékal, experte en Kobido, à qui Virginie Efira confie son visage. Francine a eu la bienveillance de m’encourager à me former à cette technique et m’a recommandée à l’école Takumi Finch, où j’ai suivi plus de six mois de formation.
À mon sens, il est impossible de se former sérieusement au Kobido sans un minimum de six mois de formation…
Vos compétences de journaliste vous servent-elles aujourd’hui dans votre pratique du Kobido, du Yoga du Visage, de l’automassage et des autres techniques ?
Je pense que ma curiosité, mon envie d’apprendre et mon sens de l’éthique me servent aujourd’hui dans ces nouvelles activités. Le journalisme développe des qualités essentielles telles que l’écoute, le sens de l’échange, le discernement et même l’empathie. Je propose des cours individuels – personnalisés, à la carte – de yoga du visage et d’automassage japonais du visage et, en tant que journaliste, j’ai à cœur de transmettre à mes clientes des informations vérifiées, précises et objectives.
Découverte du Kobido et des techniques japonaises
Comment avez-vous découvert le Kobido, le Yoga du Visage et l’automassage japonais ? Ces techniques, je l’imagine, sont complémentaires. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ces pratiques ?
Pour moi, le yoga du visage, l’automassage, ainsi que le Kobido, se complètent naturellement. Le yoga du visage tonifie les muscles, sculpte, décrispe et lisse les traits. L’automassage, lui, détend les tensions accumulées, relance l’énergie, draine le visage et apporte ce fameux glow si recherché. Le Kobido, quant à lui, offre une dimension plus profonde : il agit sur la circulation lymphatique, sanguine et énergétique, stimule la production de collagène et d’élastine, et permet de travailler durablement sur la fermeté et la luminosité du teint. Cerise sur le gâteau, ces pratiques procurent un véritable moment de reconnexion à soi : elles apaisent l’esprit autant qu’elles embellissent le visage. Dans mes soins, je propose aussi le massage crânien japonais qui est à la fois liftant, relaxant et drainant; ainsi qu’un soin effectué avec le Face Pointer, un stylet d’acupression japonais qui décrispe formidablement des tensions du visage et du haut du corps : cela participe à un effet liftant et drainant.

Que signifie réellement « Kobido » et qu’est-ce qui le distingue des autres massages du visage ?
Le Kobido (古美道) serait un art traditionnel japonais du massage du visage, à la fois esthétique et thérapeutique. Je l’écris au conditionnel car, en tant que journaliste, je n’ai pas encore réussi à trouver une confirmation de cette affirmation.
Le mot « Kobido » se compose de trois idéogrammes japonais, trois Kanji :
古 (ko) : ancien, traditionnel
美 (bi) : beauté
道 (dō) : voie, chemin, art de vivre
Littéralement, Kobido signifie donc « la voie traditionnelle de la beauté ». Le Kobido serait un art du massage facial né au Japon au XVe siècle, transmis de maître à élève dans une lignée très fermée, presque confidentielle ! Peu connu du grand public japonais, le Kobido est protégé par le Japonais Shogo Mochizuki san. Car, en effet, « Kobido » est aussi le nom d’une marque déposée, la sienne. Il est le dépositaire des 48 gestes – lents, profonds, légers, ultra-rapides – qui composent cette pratique qui a largement gagné ses lettres de noblesse à l’international. Cela a dépassé les frontières du Japon. Shogo Mochizuki san a formé ma professeure de Kobido, Sandrine Takumi Finch. Ce qui le distingue des autres massages du visage est son indéniable efficacité ! Et l’état de relaxation et de bien-être mental qu’il procure.
En quoi la philosophie japonaise du soin vous parle-t-elle personnellement ?
Ce qui me parle particulièrement, c’est l’attention et l’intention portées à chaque geste et à chaque détail, qui montre un vrai respect pour l’autre. Je trouve que la beauté à la japonaise valorise l’instant présent, l’impermanence et la connexion à soi. J’aime également porter un masque chirurgical, « à la japonaise », quand je masse. Je souhaite que la cliente soit dans sa bulle. Porter un masque quand on effectue un travail de soin ou de service est typiquement japonais et j’en comprends et en apprécie la démarche. Lors d’un massage, cela a tout son sens.
Pratiques & bienfaits
Quels sont les bienfaits du Kobido, du yoga du visage et de l’automassage tant sur le plan esthétique que sur le plan émotionnel ou énergétique ?
L’art du Kobido – s’il est bien effectué – provoque une merveilleuse réaction en chaîne aux vertus rajeunissantes, relaxantes et dynamisantes. On peut aller encore plus loin et évoquer le fait qu’avoir un visage plus reposé et « défroissé » offre une meilleure estime de soi, un réconfort. Le Kobido peut aider à se réconcilier avec son visage et sa beauté naturelle, à accepter le temps qui passe et la bénédiction d’être vivant.
La réduction du stress et de l’anxiété pendant et après un massage Kobido est indéniable ! Le vrai Kobido met dans un état modifié de conscience, quand il est bien fait, il déclenche les ondes Alpha qui apparaissent principalement lorsque le cerveau est dans un état de détente mais éveillé, c’est-à-dire ni stressé ni profondément endormi. Les mouvements rythmés et précis du Kobido aident à détendre le système nerveux, favorisant un état de calme et de relaxation profonde. La clarté mentale est également stimulée, car le massage améliore la circulation sanguine et lymphatique, favorisant une meilleure oxygénation, une concentration accrue et une sensation de légèreté mentale. Dans le meilleur des cas, le toucher bienveillant du Kobido favorise la libération d’endorphines et d’ocytocine, hormones associées à la détente et au bien-être. On retrouve toutes ces qualités avec l’automassage.
Concernant l’aspect énergétique, j’intègre dans mon Kobido des stimulations des points de méridiens et des points clés du shiatsu du visage afin de rétablir une circulation harmonieuse du Qi (énergie vitale). En débloquant les tensions dans le visage et le cou, le massage Kobido contribue à un flux énergétique équilibré dans tout le corps, favorisant un sentiment de vitalité et d’ancrage.
Il n’est pas rare que des émotions soient libérées, et je l’ai constaté auprès de mes clientes et c’est merveilleux… Certaines tensions faciales sont liées à des émotions refoulées telles que la colère, la tristesse, la peur, le deuil, etc. Le Kobido peut aider à relâcher ces blocages en douceur…
On peut tenter de lister les bienfaits du Kobido, mais ses effets sont si multiples :
- Renforce l’estime de soi
- améliore la tonicité et le grain de peau
- efface les marques de fatigue, les traits sont lissés et remontés
- atténue les rides, les cernes et les poches
- draine les tissus engorgés de surplus de lymphe, effet détoxifiant
- effet sculptant et remodelant
- détend profondément
- ralentit le processus de vieillissement
- dynamise le visage
- stimulation de la production naturelle du collagène, de l’élastine, on aide la peau à se réparer de l’intérieur
- allège la charge mentale (de l’étudiante à la maman débordée) grâce au retour à l’instant présent, la connexion à soi, à son visage et son corps. Le lâcher-prise.
- Renforce l’estime de soi
Peut-on obtenir des résultats visibles sans passer par la cosmétique ou la médecine esthétique ?

Oui, toutes proportions gardées, je pense vraiment qu’avec le yoga du visage et l’automassage, combinés au Kobido, on peut notamment obtenir, à terme, un front lisse effet « botox like », gommer un double menton, remonter un peu une paupière qui tombe, etc. On peut faire des petites merveilles tout en acceptant le temps qui passe, il ne s’agit pas de vendre du rêve mais on peut ralentir le temps et garder un visage naturel.
Transmission & pédagogie
Vous proposez des ateliers : quelle est votre approche pédagogique ?
Je propose, sur demande, des ateliers de yoga du visage et d’automassage du visage japonais (sur devis) : c’est un peu différent du cours individuel où les exercices sont en rapport avec le visage et les attentes de la cliente. En atelier, je peux aborder des exercices plus généraux. C’est une bonne entrée en matière.
Avez-vous constaté un regain d’intérêt pour les pratiques naturelles de beauté et de bien-être ces dernières années ?
Absolument ! Mais le revers de la médaille est que l’on trouve des fausses formations de Kobido en deux jours, ce qui donne des massages Kobido qui n’en sont pas… C’est au détriment de ceux et celles qui se sont sérieusement formés. Il y a également beaucoup de conseils de yoga du visage à prendre avec précaution sur Instagram ou TikTok, on peut s’abimer le visage avec une pratique non adaptée. Il vaut mieux prendre un cours avec une personne diplômée.
Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite s’initier à l’automassage ou au Yoga du Visage chez elle ?
Prendre un cours individuel et reprendre un cours quelques mois plus tard pour faire un point, échanger et vérifier si le geste est bien fait et en trouver un autre si besoin.

Philosophie & quotidien
Quelle place tient la lenteur et la présence dans votre approche du soin ?
Je mets une intention et toute mon attention dans chacun des gestes que j’effectue en Kobido, massage crânien japonais, pratique du Face Pointer (stylet d’acupression japonais). Cela fait, je pense, toute la différence. Quand je masse, je suis moi aussi dans une sorte d’état méditatif et j’alterne gestes lents et ultra rapides.
Quelle est votre propre routine bien-être ou de beauté au quotidien ?
Ce que je pratique sur moi-même depuis 10 ans, ce sont, tous les jours, différents exercices de Yoga du visage combinés à de l’automassage du visage, crâne et oreilles. Si je le pouvais, je me ferais faire un Kobido au minimum une fois par mois ! Je fais également de l’acupression du visage sur moi-même et quelques gestuelles de drainage lymphatique. Pour le corps, chaque matin, je fais des étirements, du gainage, parfois quelques pompes et certains gestes de médecine traditionnelle chinoise pour « réveiller » les organes (foie, reins, etc.). L’alimentation est l’un de mes secrets beauté. La posture également. Je délivre d’ailleurs tous mes conseils lors du cours de Yoga du visage que je propose.
Comment alliez-vous spiritualité et soin corporel dans votre pratique ?
Le plus important à mon sens est de prendre soin de soi, réellement, sans que cela soit une simple formulation toute faite. Personne ne prendra aussi bien de vous que vous-même. Nous habitons cette machinerie miraculeuse qu’est notre corps, prenons soin de lui, nous n’en avons qu’un. Essayons d’être doux et indulgent avec nous-même, avec notre corps et notre visage. La bienveillance commence par soi-même.
Regard sur le chemin parcouru
Que diriez-vous aujourd’hui à la Nathalie journaliste d’il y a 10 ou 15 ans ?
« Tu serais très étonnée ! » Ou pas ! Car tout ce que j’ai vécu et expérimenté m’a menée là où je suis à présent. Je lui dirai (mais elle le sait déjà) que rien n’est impossible.
Qu’est-ce qui vous rend la plus fière dans votre parcours ?
Je ne me suis jamais trahie, je suis toujours restée entière et authentique dans tout ce que j’ai fait.
Perspectives & projets
Aujourd’hui vous êtes à la fois journaliste en freelance et vous avez ouvert votre société Rayonner by Nathalie Chuc depuis janvier 2025. Avez-vous des projets en cours dont vous aimeriez nous parler ?
J’ai fêté au début de l’année 2026 les un an de la création de ma société, c’est une grande joie pour moi car j’ai déjà eu la chance d’avoir de nombreuses clientes françaises et japonaises ! Je pense donner encore plus l’accent – via ma communication sur les réseaux – sur mes cours de yoga du visage et d’automassage du visage car cela me passionne. Je reviens également d’un voyage au Japon, un mois, mon 16e voyage et j’en ai profité pour m’initier à quelques nouveaux gestes de massage auprès d’une Japonaise championne de massage. Je crois beaucoup en la formation continue. J’ai aussi – enfin ! – reçu un Kobido auprès d’un Japonais qui a été formé par Shogo Mochizuki san. J’ai eu du mal à trouver une adresse tant le Kobido est méconnu par les Japonais !

Où peut-on vous retrouver ou découvrir vos prestations ?
Essentiellement sur mon compte Instagram www.instagram.com/rayonner_by_nathalie.chuc et pour ceux qui ne sont pas sur les réseaux, on peut réserver tous mes soins via ce lien calendly.com/rayonnerbynathaliechuc
Je masse à :
TERAPYA
40 bis, rue du Faubourg Poissonnière,
Paris 10e
Et je donne mes cours individuels dans le 15e arrondissement ou à domicile (Paris et très proche banlieue).

