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FRANKENSTEIN – Une tragédie intime sur la création et l’humanité

Aujourd’hui je te parle du film Frankenstein réalisé par Guillermo del Toro.

INFOS :

Titre : FrankensteinFilm : 🇺🇲 🇲🇽
Œuvre originale : Adaptée du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary ShelleyDurée : 2h29
Réalisateur : Guillermo del Toro
Scénariste : Guillermo del Toro
Date de diffusion: 07/11/2025
Genre : Horreur – FantastiquePlateforme : Netflix

Frankenstein est un film américano-mexicain adapté du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley publié en 1818. Il est réalisé et scénarisé par Guillermo del Toro. Le film est disponible sur la plateforme Netflix.

Au casting on retrouve notamment Oscar Isaac (Drive, Ex-machina), Jacob Elordi (The Kissing Booth, Euphoria), Mia Goth (A Cure for Life, Emma), Christoph Waltz (Inglorious Basterds, Django Unchained) et Felix Kammerer.

RÉSUMÉ OFFICIEL :

Victor Frankenstein, un scientifique aussi brillant qu’égocentrique, donne vie à une créature dans le cadre d’une expérience monstrueuse qui mènera tragiquement le créateur et sa création à leur perte.

Un regard renouvelé sur le mythe

Avec ce récit profondément atmosphérique, le réalisateur propose une vision qui embrasse autant la fragilité humaine que la beauté sombre du mythe. L’histoire s’ouvre au milieu des glaces, là où la chasse entre le créateur et sa création résonne comme un dernier aveu. Dès ces premières images, une tonalité tragique et intime se dessine.

© Netflix

Aujourd’hui, je te parle d’un récit qui sonde le cœur des hommes et révèle ce qu’ils redoutent le plus : le reflet de leur propre âme.

Avec Frankenstein, Guillermo del Toro revisite l’histoire mythique de Mary Shelley en offrant une vision intensément émotionnelle, où la monstruosité ne réside pas toujours là où on l’imagine.

Le film s’ouvre dans une atmosphère glacée, presque suspendue, où la course désespérée entre Victor et sa création devient immédiatement un symbole : celui d’un père et de son “enfant”, liés pour le meilleur et surtout pour le pire.Ce qui frappe d’emblée, c’est la manière dont le film embrasse la fragilité autant que la démesure. La science n’y est pas un triomphe, mais une obsession qui consume tout et surtout ceux qui l’approchent.

Plus que de simples personnages

Victor Frankenstein, interprété avec une intensité bouleversante par Oscar Isaac, apparaît comme un homme aussi fascinant que terriblement imparfait. Élevé sous la coupe d’un père sévère, marqué par la rigidité et la violence, il grandit convaincu que le monde doit plier sous sa volonté. Ce passé durcis lui forge un destin tragique : celui de reproduire les mécanismes qu’il a subis, sans même en avoir conscience. La relation qu’il entretient avec la créature raconte justement cela : la répétition des violences subies, l’incapacité de rompre avec les schémas anciens, la peur viscérale de l’autre parce qu’on se reconnaît en lui.

Dans cette noirceur ambiante, le personnage d’Elizabeth apporte une lumière rare.
Souvent cantonnée au rôle de simple figure romantique dans d’autres adaptations, elle existe ici pleinement : curieuse, active, intelligente, profondément humaine.

© Netflix

Son regard sur la Créature, empreint d’une empathie sincère, questionne sans cesse les limites entre l’humanité et l’inhumanité. Elle rappelle que la compassion peut être un acte de rébellion, peut-être même la plus belle des résistances.

Sous les traits de Jacob Elordi, la Créature devient le véritable cœur battant du film.
Sa présence, brute et déchirante, transcende l’horreur du mythe pour en révéler le tragique. D’abord perçu comme un être dangereux et incontrôlable, il dévoile peu à peu une sensibilité inattendue, presque enfantine. Sa quête n’est pas celle d’un monstre : c’est celle d’un être qui cherche une place dans un monde qui le rejette dès le premier souffle. Chaque interaction devient alors un miroir tendu à l’humanité : l’empathie, la peur, la curiosité, le rejet… tout s’y entremêle dans un ballet d’émotions puissantes.


Quand la science rencontre l’émotion

Le film mêle la froideur de la science à la profondeur de l’émotion. À travers chaque geste, chaque silence, une tension se tisse entre ce qui est créé et ce qui échappe au contrôle du créateur. La relation entre Victor et sa Créature devient le cœur palpitant du récit, révélant un lien brisé par l’orgueil mais traversé par un besoin d’être reconnu.L’éveil de la Créature constitue l’un des plus beaux axes du film: une découverte du monde presque enfantine, fragile, qui redéfinit notre perception du monstre.

© Netflix

Une atmosphère gothique d’une grande richesse

Les décors offrent une écriture visuelle à part entière. Le laboratoire immense, les paysages glacés, les manoirs silencieux créent une ambiance gothique riche et enveloppante. Le contraste entre grandeur et intimité rend chaque scène plus poignante.

La musique accompagne ce voyage intérieur avec sensibilité, renforçant les moments contemplatifs autant que les élans dramatiques. Et que dire du traitement de la lumière qui rend l’histoire à la fois sombre tout en nous ancrant dans le fantastique.

© Netflix


Le cœur de l’histoire: l’humanité derrière le monstre

Lorsque la Créature prend la parole, l’histoire révèle sa dimension la plus profonde. Son cheminement, marqué par l’incompréhension, la violence mais aussi des gestes inattendus de douceur, éclaire l’idée centrale du récit: le monstre n’est jamais celui que l’on désigne.

Cette seconde partie, plus introspective, offre des moments d’une beauté rare, où la Créature cherche non seulement sa place, mais aussi ce qu’il signifie d’être humain.

CONCLUSION : 

Avec Frankenstein, Guillermo del Toro signe un film à la fois majestueux et intime, qui revisite le mythe sans le trahir.

C’est une œuvre vibrante, tragique et profondément sensible, portée par des acteurs au sommet de leur art. Un récit sur la création, la souffrance et l’amour refusé, qui nous rappelle que les monstres ne sont jamais là où on les attend.Une adaptation qui choisit l’émotion plutôt que l’horreur, et qui explore avec délicatesse ce qui nous façonne: nos élans, nos manques, nos blessures. Un Frankenstein moderne, gothique et profondément humain.

Un film à voir, à ressentir, à laisser infuser longtemps après le générique.

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