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THE SECOND CHANCE OF THE VILLAINESS T.1 & 2 – Une réincarnation, une romance… et un nouveau destin

Avis sur les tomes 1 et 2 de The Second Chance of the Villainess. Un manga shôjo isekai drôle et touchant où romance et rédemption s’entremêlent autour de personnages marquants.

INFOS :

Scénariste : Mitsuki HayamaSérie 🇯🇵 : En cours (4 tomes)
Mangaka : Yo IbukiSérie 🇫🇷 : En cours (2 tomes)
Type : ShôjoDate de parution : 09/07/2025
Éditeur : Delcourt/TonkamPrix : 8,50 €

The Second Chance of the Villainess est un shôjo manga dessiné par Yo Ibuki et scénarisé par Mitsuki Hayama depuis 2021.

En France, le premier tome de la série est disponible depuis le 12 février 2025 chez les éditions Delcourt/Tonkam en format papier.

RÉSUMÉ OFFICIEL :

Eri Aikawa meurt dans un accident de la circulation après avoir joué toute la nuit à son otome game préféré. Elle se réincarne en Eris, la méchante du jeu… Afin d’éviter la mauvaise fin, elle fait de son mieux pour changer l’histoire. Et si c’était le prince mal aimé qui parvenait finalement à transformer son malheureux destin ?

Une entrée classique, mais prometteuse

Comme souvent dans les isekai, notre héroïne meurt percutée par un camion – un cliché désormais bien installé dans le genre. Pourtant, malgré cette entrée très convenue, j’ai eu envie de découvrir cette histoire pour deux raisons : d’abord, elle se retrouve réincarnée dans un otome game (et j’adore ce type de jeu), ensuite, le style graphique est particulièrement joli et agréable. Et bien sûr, le fait que ce soit une romance a aussi pesé dans la balance. Tu me connais.

Dès les premières pages, j’ai aimé l’énergie du manga et la façon dont on évite la lenteur souvent présente dans les histoires de réincarnation. L’autrice choisit de faire une ellipse de trois ans juste après la réincarnation d’Eri, maintenant Eris, jusqu’au moment crucial où sa vie bascule à nouveau : son fiancé, le prince Anion, rompt publiquement les fiançailles… mais ce n’est que le début.

Une héroïne qui tente de réécrire son destin

Eris a fait de son mieux pendant ces trois années pour se tenir à l’écart des intrigues, adopter un comportement irréprochable, et ne rien faire qui puisse la rapprocher du destin tragique que subissait la « méchante » dans le jeu. Pourtant, malgré ses efforts, elle finit victime d’une agression, orchestrée dans l’ombre par nul autre que son ex-fiancé. Le plan est aussi simple que cruel : la souiller pour pouvoir se débarrasser d’elle avec une excuse « valable ».

Mais contre toute attente, elle est sauvée par Ren Reedstein, quatrième prince, frère cadet d’Anion. Un homme mystérieux, rejeté par la noblesse, qui traîne une réputation sulfureuse… et qui se révèle pourtant d’une rare bienveillance. Cette rencontre marque un tournant. Ren devient le seul véritable soutien d’Eris, celui qui la regarde comme une personne à part entière, sans l’étiquette de méchante ou de future épouse rejetée.

Un lien qui grandit dans l’ombre des rumeurs


Le lien qui naît entre eux est à la fois fragile et puissant. Ren n’est pas un prince comme les autres. Habitué à la solitude, rejeté dès son plus jeune âge, il ne croit ni à l’amour ni à la loyauté. Pourtant, face à Eris, il se laisse peu à peu attendrir. De son côté, malgré les rumeurs, les mises en garde et les inquiétudes de Lily, sa servante, Eris fait le choix de lui faire confiance.

Elle lui promet qu’elle ne le détestera jamais, peu importe ce que les autres pensent de lui. Ce moment-là m’a vraiment marquée. Il incarne tout ce que j’aime dans une romance lente et sincère. Deux êtres cabossés par la vie qui choisissent de se faire confiance alors que tout les pousse à se méfier.

Les scènes entre eux sont douces, sincères, pleines de respect. Leur premier événement mondain ensemble est une vraie réussite : Ren, d’ordinaire distant, découvre le bonheur simple d’un moment partagé avec une personne qui l’accepte tel qu’il est. Leur complicité est touchante, naturelle, presque précieuse. Et voir Ren s’émerveiller face à des choses aussi simples que des pâtisseries en dit long sur sa solitude passée.


Une famille divisée, des conflits qui remontent à loin

L’histoire prend une nouvelle dimension avec l’arrivée de Rizel, dernier prince et petit frère d’Anion, demi-frère de Ren. J’ai tout de suite pensé à la dynamique Arnold / Theodore de 7th Time Loop. Rizel est un personnage qui agit par jalousie, frustration et rivalité familiale. Il cherche à atteindre Ren en passant par Eris, persuadé qu’il pourra la manipuler.

Mais là encore, il se trompe. Non seulement Eris n’est pas manipulable, mais Ren n’est plus seul. Le rapport de force change, et c’est à travers les mots d’Eris que des tensions familiales profondément enracinées commencent à se désamorcer. Ces moments ajoutent une vraie épaisseur émotionnelle au récit : on ne suit pas simplement une romance, mais une réconciliation possible, des blessures anciennes qui cicatrisent peu à peu, grâce à une main tendue au bon moment.

Une méchante qui ne l’est pas, un héros qui s’ignore

Eris est une héroïne qu’on prend plaisir à suivre. Elle est douce, juste, mais aussi déterminée. Elle aurait pu céder à l’amertume, au cynisme, à la colère – elle ne le fait jamais. Elle choisit toujours la bienveillance, même quand le monde autour d’elle la pousse à renoncer. Sa relation avec Ren n’est pas basée sur une passion soudaine, mais sur une confiance mutuelle qui se construit, étape par étape.

Et Ren… quel personnage. Si mal jugé, si souvent blessé, et pourtant toujours droit. J’ai aimé sa pudeur, sa réserve, sa façon de s’ouvrir lentement. Le manga ne cherche pas à nous vendre un bad boy torturé : il nous présente un homme abîmé qui reste digne et qui, doucement, trouve quelqu’un pour voir au-delà des apparences.

CONCLUSION : 

The Second Chance of the Villainess est un isekai qui reprend des codes très connus, mais les traite avec suffisamment de sincérité et de finesse pour qu’on s’attache rapidement aux personnages.

Loin d’être caricaturaux, Eris et Ren forment un duo à la fois tendre et crédible. Leur évolution est touchante, leur complicité sincère, et les thématiques abordées – rédemption, solitude, famille, image publique – sont traitées avec justesse.

Un manga à suivre avec attention, surtout si tu aimes les romances bien construites et les personnages qui grandissent sans renier ce qu’ils sont.

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