C’EST DE L’AMOUR, CROIS-MOI ! T.2 – Entre solitude et soutien
Avis sur le tome 2 du shôjo manga C’est de l’amour, crois-moi !. Après le trouble d’un premier baiser, l’heure est à la remise en question, à l’évolution… et à la communication.

INFOS :
| Scénariste : Fujimomo | Série 🇯🇵 : En cours (6 tomes) |
| Mangaka : Fujimomo | Série 🇫🇷 : En cours (2 tomes) |
| Type : Shôjo | Date de parution : 06/06/2025 |
| Éditeur : Kana | Prix : 7,10 € |
Le shôjo C’est de l’amour, crois-moi ! est écrit et dessiné par la mangaka Fujimomo (@Ellie) depuis 2021 au Japon. Il est prépublié dans le magazine Dessert édité par Kodansha.
En France, le premier tome du manga est sorti le 4 avril 2025 chez les éditions Kana. Le deuxième est prévu pour début juillet.
RÉSUMÉ OFFICIEL :
Risa commence à ouvrir son cœur à Zen, qui répond toujours présent quand elle est en difficulté.
Elle a de plus en plus envie de lui rendre tout ce qu’il fait pour elle et finit par l’embrasser sous le coup d’une impulsion !
Risa est la première surprise d’avoir agi ainsi.
Alors qu’elle est toujours embarrassée, elle se retrouve dans un groupe de travail chez Zen… ?!
Les prémices de l’amour… et leurs maladresses
Ce deuxième tome s’ouvre sur l’événement inattendu de la fin du tome 1 : un baiser. Spontané, irréfléchi, mais révélateur.
Risa, d’habitude si prudente, se laisse emporter par l’émotion. Ce geste la désarçonne elle-même, et éloignement soudain de Zen, ne fait qu’ajouter à sa confusion.
Fujimomo dépeint avec beaucoup de justesse ce flottement émotionnel typique des débuts amoureux.
Ce n’est pas le grand bouleversement romanesque, mais plutôt une série de petites secousses intérieures : la gêne, l’attente d’un signe, l’interprétation du silence, et ce qu’on n’ose pas encore nommer.
Zen, tiraillé entre ambition et émotion
De son côté, Zen est tout aussi troublé.
Il garde ses distances, mais non pas par rejet : il se sent incapable de se concentrer lorsque Risa est là. Non pas qu’elle le gêne — elle l’obsède. Et pour un garçon souvent sous-estimé scolairement, la priorité du moment est claire : réussir ses examens pour ne pas redoubler.
Ce choix de scénario est intéressant : Fujimomo évite le raccourci du malentendu amoureux et préfère insister sur les efforts personnels, les objectifs de chacun.
Zen ne fuit pas Risa, il cherche à devenir quelqu’un de meilleur pour pouvoir avancer à ses côtés. Cette volonté sincère donne au personnage une belle densité, loin du cliché du voyou à l’amour facile.
Apprendre à se dire les choses
Au-delà de la romance, ce deuxième tome pose en filigrane une question centrale : comment exprimer ce qu’on ressent ?
Entre Risa, qui doute d’elle-même, et Zen, qui évite d’aborder ses sentiments pour rester concentré sur ses études, la communication est encore hésitante. Mais c’est justement cette fragilité qui rend leur lien si précieux.
On assiste à une construction lente, patiente, respectueuse des rythmes de chacun.
Ce n’est pas une romance explosive, mais une histoire de regards partagés, de petits gestes, de silences qui en disent long. Une séance d’étude, un pari, un mot d’encouragement : autant de moments simples qui tissent une complicité discrète mais sincère. C’est ce réalisme, cette justesse émotionnelle sans exagération, qui rend la lecture aussi attachante.
Et puis il y a cette scène clé : Zen, inquiet de ne pas voir Risa, comprend qu’elle est malade et décide de se rendre à son chevet. Une attention touchante, presque pudique, qui révèle ses sentiments avec une tendresse bouleversante.

Ce moment marque un tournant : la première véritable déclaration d’amour, autant dans les mots, que dans l’attitude et la présence. C’est un Zen doux, protecteur, qui veut simplement être là, et cela suffit à faire fondre les murs autour de Risa.
C’est aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur elle. On découvre que Risa a grandi avec le manque, celui d’une mère qui travaille beaucoup, et qu’elle a toujours pris sur elle, enfouissant ses émotions pour se montrer forte. Ce passé explique sa difficulté à se confier, à accepter de recevoir autant qu’elle donne.
Une dynamique de groupe qui s’étoffe
Le groupe d’étude improvisé chez Zen ajoute une touche vivante à ce second volume.
C’est aussi l’occasion d’étoffer les personnages secondaires et de montrer comment la relation entre Risa et Zen rejaillit positivement sur leur entourage.
Risa, pourtant timide et souvent en retrait, s’affirme davantage. Son soutien devient moteur, pas seulement pour Zen, mais pour tout le groupe. Son empathie naturelle, son sens de l’observation et sa bienveillance douce en font une figure plus ouverte, plus influente qu’elle ne l’imaginait.
CONCLUSION
Le tome 2 de C’est de l’amour, crois-moi ! poursuit avec finesse l’histoire de deux adolescents qui apprennent à apprivoiser leurs sentiments.
Loin des emballements rapides, Fujimomo mise sur une narration douce et réaliste, où l’amour se construit pas à pas, entre doutes, maladresses et volonté d’avancer.
Risa gagne en confiance, Zen en détermination, et leur relation, en solidité.
C’est une série qui continue de se démarquer par sa justesse émotionnelle, sa sensibilité et son regard bienveillant sur l’adolescence.
Un deuxième tome sincère, attachant, et toujours aussi prometteur.
Alors n’hésite pas à sauter le pas et découvre C’est de l’amour, crois-moi !.
